Sans nul doute, le petit village abandonné où nous vous amènerons est le meilleur endroit d’Europe pour voir et photographier les gypaètes. Soyez ses uniques et privilégiés habitants, entourés de vautours fauves et moines, de percnoptères et bien sûr de gypaètes.

Certes, les Pyrénées du Pallars Sobirà vers la frontière  avec l’Ariège atteignent des altitudes élevées (plus de 3000 m.) où règne la végétation rase des pelouses alpines qui côtoient un monde minéral de rochers, d’éboulis et de neiges éternelles. Mais plus au sud, les pré-Pyrénées de cette région sèche et ensoleillée de la Catalogne bénéficient d’un climat privilégié marqué  par une forte influence méditerranéenne. Ici la montagne se décline d’innombrables façons : paysages de landes, cultures en terrasse aux murs de pierres sèches, abruptes falaises abritant tous types de rapaces, petits villages perchés bâtis en pierre et ardoise, forêts de pins sylvestres… C’est donc imprégnés par des arômes de thym et de romarin que nous nous engagerons dans cette région, afin de rejoindre un petit village abandonné à 1300 m. d’altitude. Confortablement installés dans une maison rurale jouissant de tout le confort et d’un panorama sans pareil, nous nous apprêterons à savourer le spectacle des grands oiseaux qui descendront en masse juste devant nos yeux : gypaètes barbus (souvent plus de 20!), vautours fauves, vautours moines et de mars à septembre, percnoptères. Trois affûts de 2 places avec des vitres sans teint sont à la disposition des photographes et des observateurs les plus chevronnés (sachet pique-nique fourni). Mais si vous n’avez pas la patiente d’attendre sans bouger  pendant 5 heures le départ du dernier oiseau, vous pourrez toujours assister au spectacle d’un peu plus loin ce qui vous permettra de vous promener aux alentours et de profiter d’un bon repas de midi à base de produits typiques (cuisinés sur place).

Le principal centre d’intérêt culturel de la région est la cité médiévale de Gerri de la Sal ; son nom lui est attribué par la présence d’une source d’eau saline, eau qui a traversé des couches de sel gemme du sous-sol. L’eau de la source était amenée par tout un système de canalisations (en fûts de pin creusés) jusqu’aux tables salantes. L’évaporation de l’eau donnait le sel. Cette activité, déjà documentée au IXº siècle, subsiste encore de nos jours sous forme de petite production artisanale. Témoignage de ce passé riche et influent, on peut encore aujourd’hui visiter l’abbaye (règle bénédictine) du XIIº siècle, le pont roman du XIº siècle, la cité médiévale constituée d’une agglutination de vieilles maisons desservies par un dédale de rues étroites, la « maison du sel » où le sel était entreposé, la tour de la prison, et évidement les salins avec tous ses systèmes de distribution de l’eau et de production du sel.

La gastronomie du Pallars est riche et variée : la région produit un grand nombre d’excellents fromages, possède des races autochtones d’ovins et de bovins, ainsi qu’une culture maraîchère très diversifiée. Les produits du cochon y sèchent bien et la chasse y est abondante. Ceci, évidemment se voit reflété dans les plats. Ne pas manquer la girella, saucisson à base d’agneau et d’œufs durs.

Nos séjours dans les Pré-pyrénées

Andorre, Espagne
6 jours